Ruptures : se rencontrer soi

Ruptures : se rencontrer soi

Qu’elle soit amoureuse, familiale, professionnelle ou amicale, la rupture est l’un des événements les plus stressants d’une vie.

 

La rupture, un Maître qui enseigne à se connaître davantage

Dans notre culture, naissances, fiançailles, mariages, anniversaires, décès…sont célébrés par des rites sociaux ou religieux.

Mais dans le grand chemin de la vie, il y a un vide, la rupture ! Elle n’est pas célébrée car perçue comme un échec, alors qu’elle porte le potentiel d’un éveil et d’une meilleure connaissance de soi.

Toute séparation douloureuse est avant tout une crise de vie.

Ce qui est douloureux, c’est d’abord de se rendre compte que l’autre ou les autres ne nous aiment pas autant que nous et continuent leur vie comme si il ne s’était rien passé après notre départ ou avoir été quitté.

 

Ce qui a été vécu et non résolu dans l’enfance va être réactivé au moment de la rupture émotionnelle

Ces blessures de l’enfance que l’on reproduit ou refoule à ce moment là comme le rejet, l’humiliation, l’abandon, la trahison, l’injustice, la culpabilité, l’invisibilité, la maltraitance, le sacrifice ou encore l’impuissance…

La rupture engendre un vide bien souvent comblé par l’anxiété, l’angoisse, les insomnies, l’agitation…parce que l’on se retrouve face à ce vide et que l’on ne sait pas en prendre soin.

Ressasser, ruminer, repasser le film de la séparation en boucle dans sa tête continue d’accentuer le mal être. Alors que revenir au corps physique, se faire masser, danser, bouger, chanter ou toute autre activité créative pour renouer avec soi amène au chemin de la guérison. Et en profiter pour effectuer un travail introspectif.

La société renforce l’idée de ne pas vivre la souffrance au lieu d’en prendre soin. C’est pourtant l’occasion de continuer à en apprendre sur soi et à mieux se connaître. Quand on est présent à soi, il n’y a plus d’échappatoire…et tout ce que l’on rencontre dans la présence est une porte vers la conscience.

 

Donner un sens

Le regard doit se porter au-delà de la scène qui se joue dans la rupture.

La rupture est une initiation. Celui qui quitte ou une situation qui nous quitte, à un certain niveau de compréhension, accepte de remplir le mauvais rôle pour venir révéler un trésor chez celui ou celle qui a été quitté.

Quand on prend conscience des bénéfices que l’on peut en retirer et de la formidable opportunité de changement que cela peut représenter, on devient capable de prendre une direction qui mène à soi.

Ce que l’on a toujours cherché chez l’autre ou dans une famille, une amitié ou un travail, on peut commencer à le chercher en soi… Et alors, la rencontre avec qui l’on est vraiment, arrive.

 

Abandonner la quête pour aimer à nouveau

La rupture vécue en conscience devient alors le socle d’une nouvelle expérience et les larmes font fleurir des qualités d’amour jusqu’ici dormantes.

Lorsque l’on comprend que tout est déjà là en nous, qu’il n’y a rien à chercher à l’extérieur, on n’aspire plus à trouver en l’autre ou dans une situation, le miroir pour se regarder ou l’amour qui semblait nous manquer. C’est la fin de cette quête illusoire.

Et lorsque la quête est abandonnée, toutes les attentes et les projections s’évanouissent…On comprend que la seule chose importante est de donner. On sort de ce jeu toxique où on compte les points en attendant toujours un retour.

Ce que l’on donne à l’autre ou à une situation, on se le donne à soi. La résilience prend alors l’aspect d’une capacité décuplée à aimer et à donner.

L’autre n’est pas utile au bonheur, l’autre est un cadeau.

 

Acte psychomagique : écrire une lettre à l’enfant que l’on était

Commencer par trouver une jolie photo de soi… à 10 ans. Et se présenter à cet enfant en lui écrivant une lettre :

« Bonjour toi… peut-être ne me reconnais-tu pas ?   Mais je suis toi… x années depuis cette photo… …Tu as vu (critères physiques)… en tout cas j’ai fais de mon mieux… …J’habite… je fais (métier // à ce que l’on voulait enfant, trouver un lien)…… Je fais toujours (tocs d’enfants, habitudes, croyances…)…… Je mange toujours……Ton plus grand rêve c’était… J’ai pas oublié…ou le mien maintenant…Je dessine / sport/ joue toujours… (loisirs)……

J ‘ai eu x petits toi… ils te ressemblent à leur manière… ou je n’ai pas encore d’enfant, j’attends de rencontrer notre amoureux(se) idéal(e), tu te rappelles les critères que l’on a en tête ?

Tout n’a pas été facile mais……Alors j’espère que tu es fier de moi…

La seule chose qui a changé c’est …. (vision du monde, croyances, valeurs, comportement, temps….) et projeter ce qui est le plus important, les projets à venir ou à réaliser avant de mourir……

Alors rien que pour ça, aujourd’hui, j’ai envie de te dire merci ou peut être est-ce toi qui a envie de me remercier aussi…

Toi et moi on ne fait qu’un… et comme c’est important de se dire les choses tant qu’il est encore temps…( se rappeler d’une promesse que l’on s’était faite ?…) J’en profite pour te dire que je t’aime fort… tel (le) que tu es ! »

Signer la lettre et la dater.

Ensuite, Faites du tri chez vous en jetant ou en donnant tout ce que vous n’utilisez plus ou que vous n’aimez plus. ( objets, vêtements, chaussures, choses moches et cassées, vieilles notes, photos, journaux, livres et  magazines anciens, vaisselle, meubles…) Faites de la place pour attirer la créativité, la clarté d’esprit et la joie chez vous.

Questions à vous poser pour faciliter le tri :

« Pourquoi est-ce que je garde ça ? Est-ce que j’en ai besoin aujourd’hui et est-ce que ça correspond à ce que je suis aujourd’hui ? Est-ce que cela me fait PLAISIR de le voir et de l’avoir chez moi ? Qu’est-ce que je vais ressentir en me libérant de ça ?  »

Puis contacter un ou des proches pour fêter cette rupture et ce nouveau départ 😊

 

Reine Roussel

Et si vous révéliez votre potentiel ?

8 Clés pour construire sa résilience

8 Clés pour construire sa résilience

Se préparer

Concrètement, se constituer un kit de survie en milieu hostile.

Faire l’inventaire de tout ce qui te réconforte, te remotive, t’apaise ou te régénère lorsque tu ne vas pas bien. Et pouvoir piocher dedans en cas de besoin. Cela s’appelle un Ciel des Ressources.

Cette liste est personnelle, c’est s’occuper de soi en faisant des choses qui te font du bien, comme voir ses amis, faire du yoga, se faire masser, marcher dans la nature, écouter une playlist musicale spéciale, aller au cinéma, revoir sa série ou son film préféré, se lancer dans un projet, voyager, lire, écrire, dessiner, danser, chanter…

Identifier l’épreuve et l’accepter

Face à un événement difficile, le premier réflexe à avoir est de l’identifier comme une épreuve au lieu de le minimiser ou de le nier, pour réagir de manière réfléchie.

Ecrire ou décrire les faits comme un compte rendu de la situation, pour pouvoir ensuite l’accepter comme un chapitre difficile du livre de sa vie et se rappeler qu’il n’est pas tout le livre de sa vie.

Réguler ses émotions

Accueillir et nommer ses émotions. Utiliser différentes techniques comme l’hypnose, la visualisation, l’eft, la méditation, la respiration antistress, le dessin, l’écriture, le yoga ou tout autre technique qui te réussit pour ne pas rester figé ou en état de sidération.

Prendre le temps de te féliciter et de t’encourager, d’écouter ton corps et ton esprit pour répondre à tes besoins.

Changer de regard

S’interroger sur ce que cette épreuve aurait à t’apprendre, sur toi, les autres ou la vie.

Bien souvent, on réalise après coup que cette épreuve était un mal nécessaire pour trouver la force de changer quelque chose qui ne nous convenait pas mais que l’on gardait par manque de courage ou de lucidité.

Se faire aider et aider

Demander des conseils et de l’aide est indispensable à la construction d’une résilience durable, ne serait-ce que par l’ouverture à d’autres points de vues que cela peut apporter.

Mais ce que l’on oublie, c’est qu’aider est un puissant facteur de résilience. Soutenir l’autre permet de se décentrer momentanément de son problème et de dissiper le sentiment de solitude avec sa souffrance.

Travailler, s’occuper

Occuper son esprit et ses mains à autre chose comme par exemple, bricoler, cuisiner, ranger, jardiner, peindre… Plus tu seras occupé, mieux tu rechargeras tes batteries physiques et psychiques.

Et ainsi ton problème occupera moins d’espace dans ta vie…

Bien choisir son entourage

Les épreuves attirent les personnalités toxiques comme des aimants qui se nourrissent des malheurs des autres pour se comparer, renforcer un pessimisme dépressif ou redorer un narcissisme en jouant au coach.

Dans l’épreuve, préfères ceux qui sont eux-mêmes résilients, ceux qui ont toujours été à l’écoute, bienveillants, soutenants et empathiques avec toi.

Devenir le Héros de son récit personnel

Célébrer ses victoires après le choc, réaliser que cela ne t’as pas broyé et que tu as survécu.

Devenir le héros du récit que l’on se raconte, permet d’augmenter son estime et sa confiance en soi.

Alors racontes-toi l’histoire de ton souvenir difficile en étant plus un objet bousculé par le destin, mais bien le héros qui a transcendé l’épreuve et en a fait un cadeau de la vie.

 

 

C’est à Boris Cyrulnik que l’on doit la popularisation du terme Résilience et d’un espoir : celui de pouvoir se relever du pire. Ses livres* explorent l’idée de notre capacité à reprendre le cours de notre vie après un événement traumatique.

*« Un merveilleux malheur », « Les vilains petits canards », « Sauve-toi, la vie t’appelle » de Boris Cyrulnik

Acte Psychomagique : le KINTSUGI

Kintsugi signifie littéralement « jointure en or » en japonais. Cet art permet de restaurer des objets cassés, abîmés, non pas en dissimulant les fêlures, mais en les sublimant avec de l’or.

Le Kintsugi est une ode à l’imperfection et à la fragilité qui deviennent une force et une œuvre d’art unique.

Matériel

Le vrai matériel pour faire du Kintsugi se compose d’or véritable 24 carats et de laque Urushi traditionnelle, qui provient de la sève d’un arbre d’Asie.

Très compliqué donc à reproduire à la maison sans y mettre le prix… Heureusement, des méthodes plus simples peuvent être utilisées à la maison pour créer l’illusion.

  • un vase ou une vaisselle cassée
  • de la colle à bijoux
  • de la peinture dorée
  • un pinceau assez fin pour être précis
  • un cure-dent ou un bâtonnet en bois
  • un support pour préparer votre mixture
Les étapes
  • nettoyer la vaisselle pour enlever les éventuels éclats ou débris et pour la dégraisser
  • dans un récipient jetable, mélanger la colle et la peinture dorée à l’aide du cure-dent ou du bâtonnet en bois. Préparer une petite quantité pour éviter que la colle ne sèche trop vite
  • Déposer une généreuse couche de la mixture sur la brèche de votre vaisselle à l’aide du pinceau fin
  • Rassembler les deux morceaux cassés entre eux, puis exercer une légère pression pendant quelques secondes le temps que la colle prenne
  • Reproduire les mêmes étapes sur les autres morceaux brisés
  • Laisser sécher 24h

Le charme du Kintsugi est de garder les « imperfections » liées à la réparation. L’objet restauré devient un élément de décoration ou un vide poche pour se rappeler quotitdennement de sa force intérieure.

 

Reine Roussel

Et si vous révéliez votre potentiel ?